Au goût de l’authentique


Installé depuis mars 2005, je cultive 4ha de vigne sur la commune de Beaulieu sur Layon  dont 1,1ha de Cabernet Franc, 2,6ha de Chenin et grande nouveauté depuis janvier 2011 : 0,4ha de Grolleau.
Le sol, à dominante schisteuse, siliceuse et argileuse, longe le Layon.

Des cépages, un sous-sol dont j'essaie d'exploiter tout le potentiel.






Le choix de la conversion biologique                               





Ces terres m’ont été transmises par mes parents, eux aussi viticulteurs mais dans la méthode « conventionnelle d’aujourd’hui », en culture raisonnée.
Dès mon  installation, je me suis engagé en agriculture biologique avec l’organisme ECOCERT.









S
ur le chemin de la biodynamie

Je m’intéresse particulièrement à la biodynamie. Je fais un premier pas vers cela avec ma famille en participant le plus souvent possible aux journées organisées par l’association Agriculture Bio-Dynamique Anjou-Touraine à laquelle j’adhère.
Ces journées sont l’occasion d’échanger sur les techniques de travail que ce soit en viticulture ou d’autres activités et sur l’observation du temps et de l’influence des planètes. Il s’agit aussi de partager sur l’élaboration et l’utilisation des préparations biodynamiques.
6 ans après mon installation, je suis le calendrier des semis pour les phases de soutirage et de mise en bouteille. Petit à petit...





La singularité et l’authenticité avant tout

En 2006, j’ai rejoint l’association SEVE dont j’approuve les idées. Elle défend notamment l’originalité de chaque vin, de chaque terroir (mot souvent utilisé à tort) et dénonce les Appellations d’Origine Contrôlée qui tendent à uniformiser les vins.En septembre 2006, j’ai présenté mon blanc moelleux à l’agrément. Celui-ci a été refusé car trop différent des vins standard. Le président m’a conseillé, pour m’en rapprocher, de rajouter du soufre. Hors de question !

C’est pour cela que l’ensemble de ma production est aujourd’hui déclassé en vin de table. C’est d’ailleurs pour moi une nouvelle occasion de compléter l’originalité de mes vins en leur donnant un nom qui leur est propre.
Parfois petit clin d’œil aux AOC, les noms des cuvées sont puisés dans l'imagination de Jo, souvent en relation avec sa passion pour l'histoire de l'art et la mythologie.



Par ailleurs, je recherche l’authenticité dans mon travail en reprenant les techniques d’antan comme l’utilisation des pressoirs verticaux. De la même manière, j’essaie d’éviter au maximum toute intervention sur le jus en remplaçant par exemple l’utilisation de pompe par le soutirage par gravité et en minimisant les filtrations.


J’ai choisi d’aller au bout de mes convictions en minimisant les interventions en cave  et ainsi laisser s’exprimer le fruit et le minéral. J’obtiens alors des vins « vivants » éloignés des standards, des vins qui interpellent.