Le domaine
Au goût de l’authentique
Installé
depuis mars 2005, je cultive 4,5ha de vigne sur la commune de Beaulieu sur
Layon dont 1,5ha de Cabernet Franc et 3ha de Chenin.Le choix de la conversion biologique
Ces terres
m’ont été transmises par mes parents, eux aussi viticulteurs mais dans la
méthode « conventionnelle d’aujourd’hui », en culture raisonnée. Soucieux de
respecter mes convictions, je me suis engagé en conversion biologique avec
l’organisme ECOCERT et suis actuellement dans ma troisième année.
Travail du sol, vendanges manuelles, absence de chimie, … tels sont les
moyens que je me donne pour respecter ma vigne, son environnement et par là
même les consommateurs ; leur offrant ainsi un vin que je veux le plus naturel
et le plus sain possible.
Sur le chemin de la biodynamie
Je
m’intéresse particulièrement à la biodynamie. Je fais un premier pas vers cela
avec ma famille en participant le plus souvent possible aux journées organisées
par l’association Agriculture Bio-Dynamique Anjou-Touraine à laquelle
j’adhère.Ces journées sont l’occasion d’échanger sur les techniques de travail que ce soit en viticulture ou d’autres activités et sur l’observation du temps et de l’influence des planètes. Il s’agit aussi de partager sur l’élaboration et l’utilisation des préparations biodynamiques.
La singularité et l’authenticité avant tout
En
2006, j’ai rejoint l’association SEVE dont j’approuve les idées. Elle défend
notamment l’originalité de chaque vin, de chaque terroir (mot souvent utilisé à
tort) et dénonce les Appellations d’Origine Contrôlée qui tendent à uniformiser
les vins.En septembre 2006, j’ai présenté mon blanc moelleux à l’agrément.
Celui-ci a été refusé car trop différent des vins standard. Le président m’a
conseillé, pour m’en rapprocher, de rajouter du soufre. Hors de question
!C’est pour cela que l’ensemble de ma production est aujourd’hui déclassé en vin de table. C’est d’ailleurs pour moi une nouvelle occasion de compléter l’originalité de mes vins en leur donnant un nom qui leur est propre (souvent petit clin d’œil aux AOC).
Par
ailleurs, je recherche l’authenticité dans mon travail en reprenant les
techniques d’antan comme l’utilisation des pressoirs verticaux. De la même
manière, j’essaie d’éviter au maximum toute intervention sur le jus en
remplaçant par exemple l’utilisation de pompe par le soutirage par gravité et
en minimisant les filtrations.Publié le jeudi 26 février 2009 par JF